Le travail, le plaisir et la création de sens avec autrui

 

Le travail, c’est sérieux. 

 

Par contre, je me dis que mon travail n’est pas de sauver des vies, contrairement aux pompiers, aux paramédics et aux chirurgiens, par exemple. Dans ces métiers-là, une erreur peut avoir des conséquences fatales. Pas dans le mien. Oui, il y a de l’argent en jeu, mais pourquoi on ne pourrait pas quand même avoir du plaisir ensemble? 

 

Chez KI-AI! Conseils RH, on prend notre travail au sérieux, mais on ne se prend pas nous-mêmes au sérieux. 

 

J’aime travailler avec les gens. Prendre le temps d’avoir de bonnes conversations, d’avoir du plaisir, sans pression, et d’échanger profondément. Pour moi, c’est ça, le travail. 

 

Le travail ne devrait pas être axé exclusivement sur la tâche. On ne devrait pas être obligés de travailler de 9 heures du matin à 5 heures de l’après-midi sans s’accorder du temps de réflexion et de socialisation. Je trouve important de trouver du temps pour être en contact avec les gens, pour échanger avec eux, pour avoir du plaisir ensemble. 

 

Ce qui me déplaît dans une certaine culture de la performance, c’est qu’on pense que performer, c’est performer tout le temps. À mes yeux, la vraie performance ne se trouve pas dans une dépense d’énergie ininterrompue. C’est plutôt un phénomène ponctuel. Les périodes de travail à proprement parler doivent être entrecoupées de périodes de ressourcement par le social. Travailler de 9 à 5 sans rencontrer les autres, ce n’est pas optimal. On travaille ensemble. L’entreprise, c’est une collaboration de personnes. Le travail, c’est une activité sociale

 

Il faut avoir des rencontres. Il faut échanger avec convivialité, pour se connecter les uns aux autres. Il faut un temps pour réfléchir à pourquoi on se trouve là, pour réfléchir à où on s’en va avec notre travail et à qu’est-ce que nous portons comme vision quand nous accomplissons nos tâches. Pour nourrir notre âme, tout simplement. 

 

Sinon, le travail devient une mécanique. Il devient machinal, automatique, sans âme. À moyen et à long terme, cela mène à une perte de sens, de motivation, de créativité, d’innovation, de rendement. 

 

Nous avons besoin des autres pour donner un sens à ce que nous faisons avec eux. La cocréation de sens commence par des conversations anodines, qui ouvrent éventuellement la voie à des conversations plus profondes sur le sens du travail que nous accomplissons ensemble. De façon toute simple. Sans nécessairement faire de la philosophie! 

 

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