Quand prévenir vaut mieux que guérir

Être cité dans Les Affaires c'est flatteur, mais c'est aussi réducteur de l'ensemble de l'échange préalable avec le journaliste. Le sujet choisi par M. Claude Fortin est très pertinent et complexe à résumer. Voici quelques précisions sur ma partie de l'article.


Lorsqu'on parle de prévention de la santé mentale, il s'agit de penser à la fois à la santé des gens, mais aussi il faut penser à protéger l'explosion des coûts d'assurances pour l'organisation. Les enjeux des coûts d'assurances sont bien cités dans l'article. Ma partie traite de l'explosion de la masse salariale et l'impact sur la santé organisationnelle.


Quel est l'impact de la hausse des salaires en cours ? Bien qu'à court terme l'augmentation des salaires pourra réduire le stress financier des gens de l'organisation, celle-ci augmente la masse salariale et engendrera des contraintes à moyen terme. L'augmentation de la masse salariale réduira la capacité d'embaucher un certain nombre de travailleurs déjà manquants. Cela contribue à augmenter la charge de travail pour celles et ceux qui sont en place.


À force de tenir le fort à ressources réduites, c'est l'épuisement qui guette et le salaire n'offre pas ce gain d'énergie suffisant pour maintenir les forces vives en place.

L'augmentation salariale, sans la possibilité d'ajouter des ressources supplémentaires, sans miser sur le soutien social par les pairs et par le gestionnaire (qui est des facteurs de protection importants) alors, la hausse salariale devient une illusion pour assurer les efforts nécessaires pour l'organisation dans sa volonté de survivre et de prospérer. Les cas d'épuisement augmenteront avec les coûts d'assurances.


Avez-vous les revenus suffisants et les moyens de continuer de pelleter le problème en avant ?


Pour lire l'article, c'est par ici : https://www.lesaffaires.com/dossier/assurances-collectives-et-regimes-de-retraite/quand-prevenir-vaut-mieux-que-guerir/636263